cote rouge de Port-Louis

Un blog utilisant Comités de soutiens du Front de Gauche
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  • 19 % : un rêve ?

    Posté le 3 juin 2009 ankou Pas de commentaire

    Transmis par Ian Lavallée :

    J’ai fait un rêve, 19%

    Imagine, les sondages donnent NPA, Front de Gauche 7% et 6% ou l’inverse, c’est-à-dire 13%, 

    Imagine, ensemble, dans l’unité, on peut penser avec la dynamique unitaire 15%, avec l’apport de L.O 17%, peut-être 19% (raisonnement a minima, beaucoup de choses à partir de là devenant possibles)

    Imagine l’ami(e), camarade peut-être, toi, du NPA tu réussissais ton objectif politique, le Front ainsi créé faisait jeu égal et peut être plus, avec le PS, la donne politique était changée en France, la social-démocratie était battue. UN front anticapitaliste surgissait, la donne était changée en France certes, mais aussi en Europe. L’Huma pouvait de nouveau titrer FRONT POPULAIRE, FRONT ROUGE (ça rappellera des choses à de vieux militants). L’avenir s’ouvrait … 

     A toi qui veut “boycotter” cette élection, sous l’analyse, juste  “l’Europe n’étant qu’une construction de défense du capitalisme européen au sein de la mondialisation, (…),dans ce contexte (elle) n’est, ET NE PEUT ETRE, qu’une pièce de la mondialisation” oui, bien sûr, et alors ? Les états, la nation française ne sont-ils pas une construction capitaliste, n’a-t-elle pas été subvertie en partie (plus ou moins importante suivant les époques et les contextes) par les luttes des travailleurs ? L’Europe actuelle ne vivra qu’un temps, les constructions artificielles comme celle-ci n’ont pas, historiquement, d’avenir, mais historiquement ça veut dire à l’échelle historique, pas souvent à celle de la vie humaine.

    Alors, on boycotte, on déserte un terrain de lutte ? Si difficile soit-il, un communiste se doit d’investir tout terrain de lutte. L’Histoire est un juge sévère.

    Ivan Lavallée

  • Un article de M.T. Mutin

    Posté le 30 mai 2009 ankou 1 commentaire

    Pour que la gauche se renforce, votez pour les listes du Front de gauche.

    Les seuls qui aient tenté un rassemblement, ce sont le parti de gauche et le PCF. Un rassemblement qu’ils ont souhaité le plus large possible, sur des bases claires, un rassemblement de l’Europe du NON. Les députés du Front de gauche feront entendre une voix différente au sein du Parlement européen dominé par les deux grands groupes du PSE (Parti socialiste euroépenne) et du PPE (parti de toutes les droites). Il faut savoir que rien ne peut être voté sans un consensus entre ces deux groupes !

    Il n’est donc pas surprenant que le vote concerne plus la politique intérieure que la politique européenne.
    Si vous avez voté NON au référendum, pour être cohérents vous voterez Front de gauche.
    Voter pour le NPA qui se refuse à toute alliance et préfère sa fonction tribunicienne, tout comme LO, c’est faire le jeu de la droite. Ces partis de contestation n’ont un intérêt d’aiguillon que lorsque la gauche est au pouvoir.

     Si vous souhaitez le retour de la “vraie” gauche au pouvoir en France, vous voterez pour le Front de gauche.

    Si le Front de gauche obtient un score important, il pourra peser sur le Parti socialiste, obliger à un rassemblement des forces de gauche pour les prochaines échéances.

    Si le MODEM réalise un bon score, alors les sirènes centristes chanteront encore plus fort aux oreilles des socialistes : la tentation de la troisième force n’est jamais éteinte.

    Voilà donc deux bonnes raisons de voter Front de gauche !
     Têtes de listes :

    Pour notre région de l’Est : Hélène FRANCO

    Sud-Est : Marie-Christine VERGIAT

    Ouest : Jacques GÉNÉREUX

    Sud-ouest : Jean-Luc MELENCHON

    Massif central-centre : Marie-France BEAUFILS

    Nord-Ouest : Jacky HÉNIN

    Ile de France : Patrick LE HYARIC

    Article transmis par M.T Mutin, de Bourgogne, ancienne députée européenne.

  • APPEL

    Posté le 26 mai 2009 ankou Pas de commentaire

     Ils appellent à voter « FRONT DE GAUCHE »

    Jacques Villette. PCF. Locmiquélic

    Danielle Ducerf.  Syndicaliste. Locmiquélic

    Philippe Joubert.  PCF.  Locmiquélic

    Michel Sicre.  Gauche unitaire . Riantec

    Marc Hentgen.  Syndicaliste.  Locmiquélic

    Marc Ledrou.  Retraité. Locmiquélic

    Marcel Depierrois. Syndicaliste et PC. Retraité. Locmiquélic

    Robert Rivière. Résistant. Locmiquélic

    Maryvonne Rivière. PCF. Locmiquélic

    Michel Lerunigo. PCF. Locmiquélic

    Jacques Thomassaint. PCF. Port-Louis

    Nadine Thomassaint. Enseignante. Port-Louis

    Annick Lemoine. PCF. Riantec

    Sophie lemoine. PCF. enseignante. Conseillère régionale Bretagne. Port-Louis

    Pour se joindre à cet appel : envoyer un mail à : thomassaint.jacques@orange.fr

    Ou adresser vous à l’un de ces signataires connu de vous.

  • France 2, aux ordres !

    Posté le 26 mai 2009 ankou Pas de commentaire

     Le 29 mai 2005, le peuple français votait NON à la Constitution Européenne avec 54,67 % des suffrages exprimés.

    Quatre ans plus tard, presque jour pour jour, lundi 25 mai 2009, sur France 2, Yves Calvi recevait sur le plateau de « Mots Croisés » huit invités. Comme par hasard, ce sont huit partisans du OUI :

    - Marielle de SARNEZ, tête de liste du Modem en Ile-de-France

    - Daniel COHN-BENDIT, tête de liste Europe écologie en Ile-de-France et co-président du groupe Vert/Ale au Parlement européen.

    - Michel BARNIER, tête de liste UMP en Ile-de-France, Ministre de l’Agriculture et de la pêche

    - Harlem DESIR, tête de liste PS en Ile-de-France aux européennes

    - Brice TEINTURIER, directeur général adjoint de TNS Sofres

    - Jean QUATREMER, correspondant à Bruxelles pour Libération

    - Alexandre ADLER, éditorialiste au Figaro

    - Claude ASKOLOVITCH, rédacteur en chef du Journal du dimanche

    La télévision publique montre ainsi sa partialité. Comme d’habitude, les grands médias font la propagande en faveur des partisans du OUI.

    Dans sa grande bonté, Yves Calvi laissa parler deux partisans du NON, mais seulement pendant quelques minutes ! Ces deux partisans du NON ne seront même pas reçus sur le plateau : ils seront en duplex !

    - Nathalie ARTHAUD, porte-parole de Lutte Ouvrière

    - Nicolas DUPONT-AIGNAN, député-maire d’Yerres (Essonne), Président de Debout la République

    Quand au Front de Gauche, au NPA, monsieur Calvi ne les connaît même pas !!!

    Une seule solution : Voter Front de Gauche, pour aussi se faire entendre !!!

    Jacques Thomassaint

  • meeting

    Posté le 25 mai 2009 ankou Pas de commentaire

     

    LISTE CONDUITE PAR JACQUES GÉNÉREUX

     RÉGION OUEST

    Nous vous invitons à une réunion publique Jeudi 4 juin

    Salle du Coat-Kaër QUIMPERLE

    avec

    Gérard Lahellec, Vice-Président du Conseil Régional de Bretagne. Parti Communiste français

    Annick Monot, Psychologue clinicienne. Gauche Unitaire

    Gérard Perron, Conseiller Général, maire de Hennebont. Parti Communiste Français

    Le pouvoir d’achat des Français est au plus mal. Chaque jour des milliers de femmes et d’hommes sont privés de travail, contraints à la précarité, au nom du seul intérêt des puissances de l’argent. Des masses financières qui au lieu de servir au développement des capacités humaines, sont placées dans la finance, cherchent toujours à spéculer ou à délocaliser.

    Si on laisse faire, cela peut contribuer à transformer la récession en dépression.

    Alors oui, il faut exiger des mesures radicales pour stopper cette fuite en avant. Ainsi il est justifié de demander l’interdiction des licenciements en cas de paiement de dividendes, des pouvoirs nouveaux d’intervention des salariés en vue de nouvelles méthodes et de nouveaux critères de gestions. Non plus pour le profit, mais pour l’intérêt général.

    Voilà des propositions neuves, « anticrise », à débattre.

    Lors des élections du 7 juin, l’occasion vous est donnée de dire votre volonté de voir changer l’Europe. Saisissez-là !

  • INTOX

    Posté le 25 mai 2009 ankou Pas de commentaire

    Depuis quelques jours, le bruit court qu’il ne servirait à rien de voter
    pour des listes données à moins de 10% dans les sondages car elles ne
    pourraient pas avoir d’élus.

    Ces propos erronés, relayés par la première secrétaire du Parti
    Socialiste, Martine Aubry, n’ont d’autre fonction que d’enfoncer le clou
    d’un vote présumé utile.

    C’est bien sûr une contre vérité : les listes qui seront écartées de la
    répartition des élus sont celles qui feront moins de 5%. Avec un score,
    même légèrement supérieur, il est tout à fait possible d’avoir des élus.
    Ainsi, Francis Wurtz, président du groupe GUE au Parlement européen qui
    aura par exemple réussit à bloquer la directive Bolkestein et la
    directive portuaire, a été élu député en 2004 avec un score de 6% en Ile
    de France.

    Alors ne laissez pas se propager l’intox : le 7 juin, élection
    proportionnelle à un seul tour : chaque voix comptera pour faire élire
    dans toutes les circonscriptions, un maximum de députés de Front de gauche !

  • Où court donc José Bové ?

    Posté le 25 mai 2009 ankou Pas de commentaire

    Bové renie son vote NON  de 2007 !

    voir pour les détails, le site : http://www.jean-luc-melanchon.fr

  • Propositions de lois

    Posté le 20 mai 2009 ankou Pas de commentaire

     

    Un débat parlementaire sous le regard du monde du travail (article paru dans l’Huma de ce jour)

    Si les partis politiques représentés dans les assemblées de la République (Assemblée nationale et Sénat) décidaient de mettre en concordance les paroles de compassion vis-à-vis des millions de familles qui endurent les principales conséquences de la crise avec des décisions à la hauteur de la souffrance sociale, un grand pas serait franchi et l’image de la politique grandie dans l’opinion publique. Pour les communistes, la gauche, dans son ensemble, doit en premier répondre à l’appel du mouvement social, se montrer au niveau du climat de combativité et d’unité des organisations syndicales. Il ne suffit pas, estime-t-on Place du Colonel-Fabien, de saluer les manifestants sur le bord des cortèges, les forces politiques ont le devoir d’ouvrir des alternatives et d’agir dans l’urgence. Profitant de la « niche » parlementaire permettant à un groupe d’inscrire des propositions de loi à l’ordre du jour de l’Assemblée, les députés communistes et du Parti de gauche ont décidé d’utiliser la journée du 28 mai pour provoquer un débat sur trois textes qui répondent à l’urgence sociale. L’Humanité en publie les principales dispositions.

    Les deux premiers textes visent en effet à interdire les licenciements dans les entreprises qui font des profits et versent des dividendes à leurs actionnaires, ou bénéficient d’aides publiques. La loi que proposent les communistes prévoit la reconnaissance de droits nouveaux aux salariés et à leurs élus. Préconise une augmentation des salaires à commencer par le SMIC qui serait porté à 1 600 euros. À l’autre bout de la chaîne, l’équité tout comme l’efficacité économique commandent d’augmenter les impôts des foyers fiscaux les plus opulents. La création d’un pôle bancaire public figure également dans le projet PCF/PG.

    Une autre répartition des richesses s’impose si l’on veut sortir de la crise. Les bonus mirobolants, les parachutes dorés et autres retraites chapeau pour managers défaillants ont défrayé la chronique de la crise au quotidien au point que Nicolas Sarkozy a brandi son sabre de bois à l’encontre de « patrons voyous » accusés de violer l’éthique du capitalisme. Le capitalisme étant fondé sur l’exploitation de la force de travail du salarié par des actionnaires qui ne produisent rien, évoquer la moralisation du capitalisme est un défi bien improbable, mais au moins prenons de vraies mesures qui corrigent les injustices. C’est le sens des propositions visant à la suppression des stock-options, le plafonnement des rémunérations des dirigeants, à rétablir une meilleure progressivité de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF). Telle est, brossée à grands traits, la philosophie résolument anticrise des deux premiers textes.

    Le troisième est un projet de résolution s’opposant à la position de la Commission européenne qui soumet les services sociaux d’intérêt général (SSIG) aux règles de la concurrence en vertu du traité de Lisbonne, lequel, rappelons-le, est caduc en droit international en raison du vote négatif du peuple irlandais en juin 2008. La démarche des élus communistes et PG anticipe sur un autre projet, faisant consensus entre la droite et le PS, qui se contente de demander une « clarification » à la Commission de Bruxelles. Le texte communiste anticipe en effet car l’examen du texte UMP/PS a été reporté…..au 10 juin prochain, soit trois jours après les élections européennes… Les députés sont au pied du mur. Les citoyens dans leurs circonscriptions, le monde du travail sauront au lendemain du 28 mai qui a voté pour ou contre la justice sociale et des mesures anticrise. « J’invite tous les syndicalistes et les salariés à venir le 28 mai à l’Assemblée pour soutenir le vote de ce paquet économique et social », a déclaré Marie-George Buffet dans une interview à l’Humanité (6 mai 2009). « Il s’agit pour les salariés de faire monter leurs revendications auprès d’élus combatifs que l’on fera renaître l’alternative à gauche. » Ce besoin d’élus combatifs qui croisent le fer avec les tenants du libéralisme est aussi impérieux en France qu’en Europe. Pour que le monde du travail soit bien défendu à Paris comme à Bruxelles.

    Jean-Paul Piérot

    Vous pouvez télécharger ces propositions de  lois sur le site  http://www.humanite.fr

      

  • Processus de Washington

    Posté le 20 mai 2009 ankou 1 commentaire

    Et si on(re)parlait du Consensus de Washington (CW) ?

    Chacun s’accorde à dire que 75% des réformes Fillon-Sarkozy sont dictées par les directives européennes ultralibérales, mais il ne faudrait pas perdre de vue que ces directives européennes obéissent aux ordres donnés par Washington, dictés par la BM et le FMI. Je sais que tout le monde sait cela, mais une petite piqûre de rappel n’est pas inutile en ces circonstances électorales.

    C’est en 1989 que l’économiste John Williamson a défini dix recommandations dans un article intitulé ” Consensus de Washington “, à savoir :

    -Discipline budgétaire

    -Réorientation de la dépense publique

    -Réforme fiscale

    -Libéralisation financière

    -Adoption d’un taux de change unique et compétitif

    -Libéralisation des échanges

    -Elimination des barrières à l’investissement direct étranger

    -Privatisation des entreprises publiques

    -Dérégulation des marchés

    -Prise en compte des droits de propriété

    A ces directives d’ordre économique, il faut en ajouter une d’ordre social, la suppression des syndicats.

    Cette table de la loi détermine depuis 20 ans les politiques économiques mondiales, augmentant les difficultés quotidiennes de centaines de millions d’hommes et de femmes des pays du sud, et avec la crise, du monde entier. C’est au nom de ces mêmes dogmes que l’Europe s’est privée de politique industrielle , de la maîtrise de ces infrastructures, de son énergie et de ces transports

    Devant les catastrophes sociales provoquées par cette nouvelle religion du libre échange, des voix dissidentes sont parvenues à se faire entendre, notamment en la personne de Joseph Stiglitz, Prix Nobel d’économie et vice président de la BM, dans son livre ” La grande désillusion “.

    Cependant Sarkozy s’acharne à penser que ces règles dictées il y a 20 ans sont toujours d’actualité et continue de les appliquer en France et par son influence néfaste en Europe.

    Jacques Villette

     (article paru sur le blog “non et non”)

  • un chat de P. Le Hyaric

    Posté le 20 mai 2009 ankou Pas de commentaire

     Patrick Le Hyaric : “Il faut créer les conditions d’un salaire minimum européen”

    Dans un chat sur LeMonde.fr, Patrick Le Hyaric, tête de liste du Front de gauche en Ile-de-France, estime qu’une “réorientation” des profits réalisés dans l’Union européenne permettrait une “augmentation des rémunérations de base de 250 à 300 euros”.

     Est-ce que l’Europe sociale est réellement compatible avec le traité de Lisbonne? Est-ce que ce traité n’ interdit pas de fait le protectionnisme à but social et écologique ?

    Oui, vous avez raison. C’est qu’il y a une antinomie assez radicale, assez foncière entre le fait de vouloir faire une Europe sociale et de codifier dans les traités européens des notions comme par exemple la modération salariale, l’idée d’une banque centrale indépendante qui gère seule l’euro mais non pas pour l’emploi et les salaires, mais plus pour la valorisation de cette monnaie et la spéculation. Un traité qui codifie aussi le fait qu’on doit vivre dans la concurrence de tous contre tous, un traité qui prône l’accentuation de la libre circulation des capitaux, qui est fauteuse de la crise que nous connaissons aujourd’hui. Qui maintient les différences de niveaux sociaux et de développement, ce qui provoque les délocalisations.

    Donc il y a véritablement une antinomie radicale entre l’approbation de tels textes, qui d’ailleurs mettent les services publics dans la concurrence, et l’idée d’une Europe sociale et solidaire.

    Entre le PCF et le Parti de gauche, qui forment l’alliance “Front de gauche” dont vous êtes candidat, il n’y a pas de divergences sur l’Europe ?

    Le Front de gauche, c’est un rassemblement du PC, du Parti de la gauche de Jean-Luc Mélenchon, de la Gauche unitaire de Christian Piquet, auxquels s’associent désormais des amis de M. Chevènement qui ont créé Socialisme et République. Des gens du Mouvement d’éducation populaire, beaucoup de syndicalistes, de divers syndicats d’ailleurs, des intellectuels, des créateurs. C’est ça, le Front de gauche. Et nous allons aux élections européennes avec une base commune avec laquelle nous sommes tous en accord.

    Gaby : Pourquoi le NPA n’est-il pas dans le Front de gauche ?

    C’est dommage qu’il ne soit pas dans le Front de gauche. La porte a été ouverte, je crois qu’elle est toujours ouverte, il faut qu’elle le reste, car évidemment, si toutes les forces de transformation sociale se réunissaient dans ce Front, on créerait une dynamique politique extrêmement importante et qui péserait dans la vie politique du pays et dans la vie de la gauche elle-même.

    Par conséquent, plus le Front pourra s’élargir, plus le peuple aura la garantie de disposer d’une chose totalement neuve par rapport à ce qui a été expérimenté dans le passé. Et à son service.

    La GUE est-elle prête à s’allier au PSE, aux Verts et à l’ELDR pour proposer une alternative à la reconduction de Barroso ?

    Non, nous sommes contre la reconduction de M. Barroso, nous ne sommes pas non plus d’accord avec l’ELDR pour nommer M. Monti comme président de la Commission, et semble-t-il le PSE lui-même est très divisé sur le choix du futur président de la Commission. Nous, nous souhaitons évidemment l’élection d’une Commission issue d’un Parlement le plus à gauche possible, mais une Commission qui soit progressiste et qui cesse de proposer des directives ultralibérales.

    Vous parlez d’élargissement du Front de gauche… y compris jusqu’au Parti socialiste ?

    Comme force politique, comme parti, il ne peut pas en être aujourd’hui parce qu’il approuve le traité de Lisbonne. Et malheureusement, il lui arrive de voter trop de directives négatives au Parlement européen. Nous visons un front unitaire citoyen à gauche, précisément pour changer la gauche elle-même.

    Empêcher qu’une partie d’entre elles s’allie avec une partie de la droite et qu’elle prenne la mesure de la crise actuelle et qu’à partir de ce moment-là elle décide de changements radicaux assez fondamentaux, notamment sur la répartition des richesses, sur une nouvelle manière de gérer la société, une nouvelle manière de gérer les entreprises avec de nouveaux critères pour cette gestion, c’est-à-dire non plus les critères du profit maximum, mais ceux de l’intérêt général et de l’efficacité sociale.

    Comment concevez vous la redistribution des richesses dans l’Europe ? Etes-vous favorable à un smic européen ?

    Oui, il faut créer les conditions d’un smic européen dont la base pourrait être de trouver un système qui permette de faire un salaire minimum en deçà duquel on ne pourrait pas descendre, qui serait la moyenne des salaires de l’Union européenne. Et donc cela exige évidemment un effort considérable sur la répartition des richesses pour augmenter les rémunérations, mais aussi pour améliorer partout les niveaux de protection sociale et des retraites.

    Par exemple il y a, sans compter les profits des banques et des assurances, 2 400 milliards de profits réalisés sur le territoire de l’Union européenne. C’est l’équivalent de 16 fois plus que le budget européen. Par conséquent une réorientation d’une partie de cet argent vers la rémunération du travail permettrait de mettre en place ce smic européen, ou ce salaire minimum européen, et de créer les conditions rapidement pour qu’en France nous ayons un smic à 1 600 euros.

    Un smic français à 1 600 euros n’est-il pas justement en contradiction avec l’instauration d’un smic européen, forcément plus bas si on prend en compte les niveaux de salaires plus bas, notamment à l’Est ?

    Non, ce que nous visons, c’est une harmonisation progressive de l’ensemble des rémunérations vers le haut. Dans le cas dont je parle, la répartition des richesses aboutirait en fait, en France comme dans les autres pays, à une augmentation des rémunérations de base de 250 à 300 euros.

    Evidemment, cela n’est pas suffisant, ce travail devrait se poursuivre en permanence de telle sorte qu’on ait une harmonisation la plus proche possible les uns des autres, en prenant en compte également la question du pouvoir d’achat réel, qui influe aussi sur la possibilité des gens d’acheter ou de ne pas acheter ce dont ils ont besoin et de vivre tous mieux ensemble.

     Pourquoi la gauche ne parvient-elle pas à mobiliser l’opinion ?

    Parce que vraisemblablement elle a déçu, les gens se rendent compte qu’aujourd’hui elle n’a pas vraiment de projet alternatif qui permette de lutter contre la crise, de défendre l’emploi, d’améliorer les salaires, d’améliorer la condition des femmes, d’améliorer le niveau des services publics. Et c’est justement pour faire bouger cette donne que nous avons lancé ce processus de création du Front de gauche.

    M. Le Hyaric, les positions du Front de gauche concernant l’écologie se limitent à des généralités. N’y a-t-il pas une opposition entre les “productivistes” du PCF et certains alliés penchant vers la “décroissance” ?

    Non, ce qui est antinomique, c’est la loi qui vise à la recherche du profit maximum le plus vite possible. C’est antiécologique, parce que ça épuise les hommes aujourd’hui, et ça épuise la nature. Ce qui est antiécologique, c’est cette disposition européenne qui conduit à laisser polluer et à payer des droits à polluer. Cela ne réglera rien du point de vue de l’environnement et de l’écologie en général.

    Quant à la décroissance, nous y sommes malheureusement déjà, et des continents entiers sont dans la décroissance : une bonne partie de l’Amérique latine et une majeure partie du continent africain.

    L’enjeu aujourd’hui est d’inventer un mode de production, un mode de développement, même un mode de consommation qui soit durable, qui soit solidaire et qui soit protecteur de l’environnement. Il ne s’agit pas d’inciter au productivisme, il s’agit de trouver une nouvelle manière de produire les richesses qui préserve à la fois l’homme et la nature.

    le Front de gauche peut-il exister après les européennes ? Pour toutes les élections nationales… ou c’est juste une union temporaire ?

    Je ne souhaite pas qu’il s’agisse d’une union temporaire ou d’un coup électoral. Compte tenu de la gravité de la crise, de la souffrance des familles, il faut aujourd’hui créer les conditions d’une issue politique progressiste à notre peuple. Par conséquent, je souhaite que le Front de gauche, d’une part, s’élargisse encore pour devenir un front citoyen et populaire, c’est-à-dire qu’il soit la propriété du peuple lui-même. Et je souhaite donc qu’il soit durable de la manière dont ont été durables et efficaces les projets de construction du Front populaire, puis ceux issus du Conseil national de la Résistance. Le Front de gauche est déjà aujourd’hui porteur d’une alternative sociale, démocratique, écologique, pour l’Europe et une alternative à la politique ultra-droitière de M. Sarkozy.

    Donc le vote du 7 juin, qui est un vote à la proportionnelle à un seul tour, peut à la fois être un vote qui refuse les politiques du gouvernement de droite et de M. Sarkozy, qui sont la plupart du temps des déclinaisons, voire décidées au sein du Conseil de l’Europe avec M. Sarkozy. C’est donc le moment de lui signifier qu’on veut changer cette politique.

    Il ne servirait à rien de protester, de faire part de son mécontentement, de se mobiliser même, si au soir du 7 juin le président de la République peut se revendiquer d’un score qui lui permettrait de poursuivre, voire d’amplifier, sa politique. Et le Front de gauche le permet nettement.

    Le Front de gauche c’est aussi un instrument à la disposition des gens, quelle que soit leur opinion par ailleurs, pour changer l’Europe, pour exiger une autre répartition des richesses pour les salaires et l’emploi, pour exiger un système de crédit public qui aide les salaires et l’emploi, pour améliorer la protection sociale, pour créer les conditions pour qu’on mette en Å“uvre un système qui serait celui de la clause de la femme la plus favorisée en Europe.

    Celui aussi qui permet d’empêcher cet arrimage du pays et de l’Union européenne aux stratégies militaristes de l’OTAN. Mais pire que cela, on nous parle sans cesse d’Europe, mais ce qu’on ne dit pas, c’est que l’étape à venir, c’est la création de ce qu’on appelle un marché transatlantique, c’est-à-dire une alliance entre l’Union européenne et les Etats-Unis. Evidemment, cela nous mettrait sous le joug des Américains.

    C’est de peser du côté gauche pour que la gauche soit véritablement à gauche.